Textes festival 2016

Très chers festivaliers qui errez par iciS'il manque vos écrits, écrivains amateursS'il manque un atelier, très chers animateursEnvoyez vos copies sur le lien que voici :

pirouesie@gmail.com 


1er Août

O. Salon Ban/banne


Poème de promenade avec OS : un quatrain avec 2 rimes ban (Vauban) et bane (cabane)

Imogino, le thermomètre en son turban
Imagino, la gynéco, tant talibane
En débâchées des débauchées portent ray ban
Danse du ventre, un doigt? Saillez, c’est mon hauban

 Jean Philippe

Moi douanier dans ma cabane
J'ai enfilé mon caban
Et j'ai chaussé mes Ray Bannes
Pour surveiller les forbans

Il était amoureux d'une superbe Albane
Et lui avait offert un lot de beaux rubans
Tout ça pour l'attirer dans sa pauvre cabane
Et la tripoter sur un méchant petit banc.
Elisabeth Chamotin

Sélenet dans les dunes de Gouville

Perdus sur la plage
Deux poteaux très laids
Cherchent une rallonge

Pour se relier
Bénédicte Gallée

Nadège Boggle

Avec des mots qui existent

La météo n'est pas favorable
l'été, l'été, où est-il passé  ?
Pauvre poète, il faut travailler
Météo, été, poète

Tu trouves la rime sous la pluie,
La flaque prend un reflet moiré
De la contrainte tu es le roi
Rime, moiré, roi

Ce n'est pas de la petite bière
Pour écrire tu te sens épié
Est-il possible de souffrir pire  ?
Bière, épier, pire

Récapitulons  : où en es-tu  ?

Avec des mots qui n'existent pas

L'Aligoli n'est pas favorable
L'astol, l'astol, où est-il passé  ?
Pauvre agilot, il faut travailler
Aligoli, astol, agilot

Tu trouves la glotse sous la pluie
La flaque prend un reflet géal
de la contrainte tu es l'osèle
Glotse, géal, osèle

Ce n'est pas de la petite lose
Pour écrire tu te sens tosil
Est-il possible de souffrir psiole  ?
Lose, tosil, psiole

Récapitulons  : où en es-tu  ?
 Elisabeth Chamotin

Le poëte épris de longs voyages
Passa par le Tyrol enneigé
Continua vers le sud vers Rome
Poëte Tyrol Rome
Un orme lui indiqua le chemin
Vers Rio pour les jeux olympiques
Mais moi, je préfère Pirouésie
Orme Rio Moi
Plus tard il se mire dans la Loire
Et boit une bière c’est l’été
Il joue son rôle avec brio
Mire Bière rôle

Cependant il a perdu le bon sens
Bénédicte 

Remplacement de mots par des mots inventés avec les lettres du boggle
L’agilot épris de grands voyages
Passa par le Tosil enneigé
Continua vers Psigoli
Agilot Tosil Psigoli
Un astrol lui montra le chemin
Vers Rio pour les jeux Lestogli
Mais moi je préfère l’Aligoli
Astrol Lestogli Aligoli
Ensuite il se mire dans la Lige
Et boit un aïgol c’est l’été
Il joue son rôle avec stolige
Lige Aïgol Stolige

Cependant il a perdu le bon sens
Bénédicte

Martin  :
1) Racontez un événement totalement insignifiant avec un vocabulaire riche et varié. 

La ponte

 Dans une anfractuosité pierreuse, un œuf translucide glisse le long de l'oviducte d'une guêpe placée à califourchon sur ce qui semble à première vue le cadavre d'une cigale. Un examen plus sérieux nous apprendrait pourtant que la victime n'est que paralysée, ce qui permettra à la progéniture de l'agresseur de bénéficier d'une réserve de viande fraîche. L'œuf est déposé au milieu de l'abdomen, à la jonction entre deux anneaux, là où la carapace chitineuse sera la plus facile à perforer.La guêpe referme ensuite la porte avec un fin torchis qu'elle fabrique en pressant dans ses délicates mandibules de la terre mouillée de bave. On dirait un tombeau. C'est une pouponnière.
Martin

 Martin 
2) Racontez votre vie en quatre étapes (naissance, enfance, âge adulte, mort) à l'aide de 4x5 cartes-consignes piochées au hasard dans 64. Une carte-consigne = une phrase.

 Métaphore. 
C'est dans le fond soyeux d'un humide tunnel que le petit Martin aperçut la lumière. 
Utiliser forgeron et limande.
 Soufflant comme un forgeron, la parturiente termina d'expulser le nouveau-né qui la gonflait depuis des mois, en espérant redevenr plate comme une limande. 
Savant.
 Sans même orienter ses globes oculaires en direction de sa génitrice anémique à laquelle le protocole n'avait pas jugé bon d'accorder d'anesthésie péridurale, le nourrisson eut le réflexe de se saisir, au moyen de ses appendices labiaux, de l'extrémité mammaire qui devait dispenser un liquide gras et sucré.
 Zeugma.
 Une sage-femme coupa alors le cordon ombilical ainsi que le sifflet à l'obstétricien qui l'entreprenait lourdement. 
Utiliser échelle et cristal. 
Le petit Martin rassasié ouvrit les yeux et constata que le monde avait changé d'échelle, que la vie semblait faite d'un cristal transparent et respirable. 
Astronomique. 
Le planétoïde Martin gravita dans des orbites multiples, grâce à une galaxie familiale que les lois de l'attraction maintenaient en constanté évolution. 
Argotique.
 Il était doué pour la jactance et appréciait fort la boustifaille, ce qui coûta pas mal d'artiche à ses darons et manqua de les mettre dans la panade.
 Best-seller.
 Voulez-vous savoir comment cet enfant quelconque promis à un destin médiocre rencontra la personne qui allait lui ouvrir les portes de la gloire ? 
Bucolique. 
Martin passa le plus clair de son enfance à jouer dans les terrains vagues du quartier de Fives, qui remplissaient parfaitement à ses yeux inexpérimentés leur rôle de vastes étendues vierges et sauvages, habitées seulement par de mystérieux ermites qu'avec le recul il n'hésiterait plus à baptiser clochards. 
Halluciné. 
Le passage à l'âge adulte fut une fulguration nébuleuse où des irisations kaléidoscopiques enveloppaient la matière même du réel, transformant en un vortex synesthétique le moindre stimulus sensoriel. 
Zeugma.
À l'école de journalisme, il passa deux ans à tenir des propos décousus et une sacrée gueule de bois. 
Policier. 
Martin était à présent un individu de taille moyenne aux yeux marron, mesurant 1,73 m et portant des verres correcteurs, domicilié au 5 rue de la Louisiane, Paris XIXe. 
Controversé + surcontraint. 
On sait pas bien Comment il put Séduire enfin Une inconnue Un soir de juin Selon certains Elle avait bu D'autres ont cru Qu'elle l'aimait bien Et qu'il lui plut. 
Impératif. 
Vis ! Vois ! Lis ! Bois ! Construis ! Chante ! Pleure ! Ris ! Écris ! Aime ! Procrée ! Baise ! Chie ! Et souffre ! Trébuche ! Dors ! Oublie ! Consulte ! Espère ! Regrette ! Meurs ! 
Termes étrangers. 
C'est d'un banal infarctus consécutif à une overdose de caoua et de shit qu'il mourut. On dit qu'il se tortilla quelques secondes avant de clamser. 
Pictural.
 Après sa mort il offrit au regards un beau camaïeu de vert, et sa peau craquelée dénotait un parcheminage trop rapide, la rendant impropre à l'enluminure. 
Redondant.
On peut lire sur sa tombe : Ci-gît et repose à l'horizontale un macchabée cadavérique qui est décédé d'une mort fatale.

Martin


18-08-01 PIROU après-midi

Poème en 14 vers d’alexandrins, rimes suivies, alternance rimes féminines et masculines, rimes visuelles, sont donnés les vers 1 et 14 d’après un poème (qui ne sera lu qu’à la fin) de S Mallarmé

La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Serrent si fort leur poing qu’on eut cru des râpeurs
De fromage fondu. Une pudeur en acte.
Gris au fond de la nuit, un dé lance le pacte.
Gigi grande chaleur, hésite à reculer
Déjà toute alanguie et moi à basculer.
Ta langue mon hamac, voici l’arête flasque
un vide à l’estomac, une trop vaste vasque.
Jeter loin de la main, en un coup de poignet
Les rêves des lointains, une branche, un pommier
Pour faire sur sa peau, en ses cuisses pâmées
Jaillir de blancs bouquets d’étoiles parfumées.                                                               

Jean-Philippe



Faire 12 vers de longueur variable suivant les 2 premiers. 1 contrainte supplémentaire, garder les 2 mêmes types de vers en 12 et 8 (alexandrins et octosyllabes) et garder les 2 mêmes rimes.
Poème de référence Maurice Donnay, Poète du Chat Noir

                                                           

« Un jour un grand serpent trouvant un cor de chasse
Pénétra dans le pavillon ».
Il se mit aussitôt, n’étant pas si bécasse
A se gratter le troufignon.
Des notes? Il en sortit des tas de sa carcasse
Tous en avaient plein le fion.
Une lueur, une douceur, une rascasse,
Peut-être même un papillon ?
Encore, en corps à corps, le pavillon de chasse
Epanouit  son lumignon.
Un dernier envol, puis… rien, plus aucune trace
Il s’embarqua dans un camion.
Jean-Philippe


2 août matin à la bergerie
O Salon - terines de mouton pour la bergère Stéphanie

Dans le Cotentin
Pas de place au mouton noir
A découvert Stéphanie

Et cette pauvre Stéphanie
Bergère dans le Cotentin
A perdu son bélier noir

Cette bête au pelage noir
Mascotte de Stéphanie
Tricard en Cotentin

Anne Ca

Il pleut, il pleut, Bergère
Ne rentre pas tes noirs moutons
Habitués qu’ils sont à la pluie

Nous, Pirouettes, redoutons cette pluie
Aucune de nous n’est bergère
Dans notre assiette sont les moutons

Allons voir les jolis moutons
Affrontons ensemble cette pluie
Et suivons la jolie bergère

Anne Ca.

**

Jeune femme éprise de liberté
Qui s'imaginait pouvoir élever
Au milieu des brebis, un bélier noir.

Le mouton avranchin broyant du noir
Dès qu'il était privé de liberté
On décida vite de l'enlever.

La presse aida des voix à s'élever
Contre tous les médisants  à l'œil noir
Mandala fut remis en liberté.

Brigitte 

Depuis hier que  ça craCHINE
Bien trop pour aller à la plAGE
Dans la bergerie on s'y pLAIT

C'est pour sa laine en plus du LAIT
Qu'elle mettait de l'avranCHINE
Au pré-salé en patûrAGE

Devant cette éleveuse en rAGE
dont Stéphanie souvent parLAIT
pas question de courber l'éCHINE

Brigitte 

**
Vive les Avranchines, au pays des brebis.
A savoir qu’ici quels beaux pâturages !
Et quant à la couleur, mieux vaut choisir sa race.

Et dans bien des ailleurs, blanche est meilleure race.
En zone de prés salés, bon nombre de brebis
Le noir ça fait désordre dans ces verts pâturages.

A mieux y regarder, l’adage du pâturage
Homme animal unis quant au problème de race.
Collectif de terrain, chasseurs ou bien brebis.

Chantal                                   

**

Tu me parles de Mandela à Pirou
Moi je pense à Nelson en Afrique du Sud
Tu me racontes enlèvements et séquestration

L’apartheid est mort. A bas les séquestrations.
La capitale du racisme serait donc Pirou ?
Pardonne-moi : je suis fille de l’Afrique du Sud

Nelson dérive sur les côtes de l’Afrique du Sud
Libéré des chaines de la séquestration
Mandela vit heureux dans son bocage à Pirou

Colette Deflaux

**

Y a-t-il des Havres en Chine?
Avec des moutons noirs
Parmi les moutons jaunes

Questions rouges, questions jaunes
On ne laisse pas la presse aller en Chine
L’encre de Chine est noire

Le chien de bergère est blanc et noir
Il pleut sur les cirés jaunes
A quand Pirouésie en Chine

Jean Clais

**

Très utile à connaître est la vie des brebis
Celles des prés-salés broutent l’espace public
Celui où terre et mer opèrent un croisement

Bergers et éleveuses étudient croisements
De races noires et blanches, d’avranchines brebis
Par ici un bélier devient un bien public

Le mouton est souvent le chouchou du public
Poétisons, chantons, vivons le croisement
Copains, cousins, copines, et mes sœurs les brebis

Marie-Hélène Lemoine

**

La triplette de Saint-Germain

Trois brebis avranchines au Mont Saint-Michel décidèrent d’aller brouter
Conduire le tracteur noir leur sembla broutilles
Car la première la carte brouta

Quand la seconde les freins brouta
L’engin accéléra mais les autres l’arrêtèrent de brouter
Par peur d’avoir en route d’autes broutilles

Elles arrivèrent donc un mardi sans broutilles
Tirant poussant le tracteur trois semaines sans brouter
Tellement affamées que la troisième l’archange brouta

Nathalie

**

                                                                                     À Mandela

Écoutez bien l’histoire de mon bélier, l’histoire de Mandela
Si vous la connaissez déjà, j’vous file une mandale
C’est à cause de c’bélier-là que j’ai été mise à l’amende

Enfin, c’était plutôt une menace, de m’mettre à l’amende
Car j’savais bien qu’j’étais dans mon droit, en élevant Mandela
À quiconque eût dit que je l’élevais mal, j’eusse collé une mandale

Ah ! Toi qui m’regardes de biais, tu veux une mandale ?
Toi qui me l’as enlevé et séquestré, on devrait te mettre à l’amende
Moi j’vous l’dis tout net, y n’tourne pas rond, ce monde-là.

Olivier Salon

 **

Ah si j’étais brebis, je serais avranchine
Broutant face à la mer, le vent bouclant ma laine
Sûre que mes beaux yeux noirs charmeraient le Normand

Je passerais mes nuits, bravant l’hiver normand
Libre sous les étoiles de la côte avranchine
Rêvant de tricoter pour Proust des bas de laine

Délaissant les prés verts  pour des vers de Verlaine
C’est  dans les prés salés, panorama normand
Que la bergère chante la beauté avranchine

Rina

**

Sur la paille
Des femmes animaux
Mettent bas nos frères

Sœurs ou frères
J’aime boire à la paille
De nos terroirs animaux

À demi mots, animaux
J’aime vous retrouver en frères
Douceur au coeur du brin de paille

Sarah

**

Les brebis à la laine rase
Bêlent au bélier libéré
Venu repeupler les communs

Moderne idée que les communs
De ces prés à l’herbe rase
Des propriétés libérés

Broute, goûte être libéré
Toutes les laines en communs
Et tour à tour épaisse et rase

Francis

**

Jusqu’aux muqueuses mouton est noir
Tandis qu’un autre tête rose
Et un troisième au pelage blanc

Tire la laine du tricot blanc
Suis les motifs en chevrons noirs
Le pull qui gratte nos peaux roses

Fragile et douce elle vire au rose
Filant laine du mouton blanc
Quand le hasard pelote noire

Nadège

**

Hop hop hop hop hop hop. Que sautent les moutons 
Quand rêve l'éleveur loin de ses prés salés
Où sont les Cotentins, les Roussins, l'Avrenchine !

Trouveront-ils un jour un nouvel havre en Chine ?
Ce pays aimant bien que les gens soient moutons
Mais pour les transporter, le montant est salé !

Le bélier lui aussi, devant les dessaler,
Devra partir au loin...Ah ! C'est navrant ! L'échine
Basse. Là-bas, celui qui fait la moue, l'on tond.

Françoise Guichard

**

Ils ont une haleine de bêtes suiveurs
Et ne rongent pas uniquement l’espace
Attisent la discorde de la pomme trop salée

Ovins tout-couleur de la côte salée
Unissez vos efforts ne soyez plus suiveurs
Regagnez les herbus et l’amour de l’espace

Le circuit court gagne du temps sur l’espace
Ainsi pour tous la note sera moins salée
A pied sur l’estran nous deviendrons vos suiveurs

Yves Beauvallet

**

Goutte après goutte, boucle après boucle
Le fil de la bergerie
Se tisse, se tresse, se tricote.

Laine noire et grise de l’Avranchin la bergère tricote,
Narrant au coin de la paille et de ses doigts faisant des boucles,
Passion et labeur à la bergerie.

Liberté enfin recouvrée, la laine pousse de plus belle et le monde entier tricote,
Mandela admire sa descendance de petite boucle,
Les brebis indépendantes ont retrouvé leur forme, et paissent loin de la bergerie.

Viviane

**

qu'est-ce que j'y peux moi, si chuis noir ?
Ma laine vaut pourtant bien celle des autres !
Messieurs les jurés, promis juré, c'est un coup monté !

Avec ma bergère, des alpages, on en a monté
Toujours vaillants, sans jamais broyer du noir
Messieurs les jurés, mesurez l'injustice des autres.

Personne n'est pareil, que ce soit vous, moi, ou un autre
Puis, sans me vanter, de tout le troupeau, je suis le mieux monté
Messieurs les jurés, on en a marre de bouffer du pain noir.

Louise Grenier

**

Sous la pluie, sur la paille, écouter Stéphanie
nous parler de Roussin, Cotentin, Avranchin
Après avoir cherché longtemps la bergerie

Nous avons mis du temps mais à la bergerie
on frémit, on s'émeut à ouïr Stéphanie
défendre avec passion ses moutons Avranchins

La plupart d'eux d'ailleurs, ce sont des Avranchines
qui préfèrent l'air libre et pas la bergerie
vivent les brebis libres, et vive Stéphanie !
Agathe Rivals


2 août
Benoît Richter textée

Au pied du mont Olympe, vers deux heures du matin, une ombre gigantesque se profila soudain dans les nuées. Après dissipation de ces brumes nocturnes, la silhouette d'un géant apparut face à deux féroces dragons qui défendaient un portail de bronze, monstres qu'il foudroya l'un après l'autre d'un éclair vibrant jailli de ses poings nus. Le portail s'entrouvrit et le géant, glissant dans les ténèbres tel un requin dans l'Atlantique, le franchit prudemment, s'arrêta un instant devant les trois cabanes de pierre qui lui faisaient face, les visita successivement, semblant déçu en les quittant de n'y avoir rien trouvé. Une sombre forêt, plantée d'arbres épineux très serrés lui barrait la route, mais le géant s'y enfonça sans hésiter, comme protégé par une armure invisible, jusqu'à une clairière au milieu de laquelle, pétrifié de bonheur, il crut reconnaître, brillant sous la lune, les trésors volés par les pirates de l'imaginaire, à savoir  : le sceptre d'Ottokar, la lampe d'Aladin, les pommes d'or du Jardin des Hespérides, l'anneau de Saturne, les ferrets de la reine, l’œil du cyclone, les œufs d'or de la poule, et surtout, surtout, la robe couleur du temps dans laquelle il crut (hélas, hélas) à cause d'une rafale, voir ondoyer le corps charmant de sa bien-aimée.
Grâce à une nuage qui masqua un moment la lune, il comprit qu'il venait d'échapper à un nouveau maléfice des pirates de l'imaginaire, et il s'éloignait de la clairière, lorsqu'il vit un picatchu (hélas), un salamèche (hélas) et un aspicot sauvage (hélas), étincelant de couleurs fluorescentes. Il essaya d'attraper ces Pokemons mais les rata, à part l'aspicot sauvage, ridicule reproduction en miniature d'un dragon, qu'il écrabouilla, splatch  ! Avant d'arriver enfin et par hasard, au seuil de la maison des pirates, qui s'éclaira de façon automatique. Le chef des pirates de l'imaginaire, Balladur en personne, armé d'une fourche, se trouvait devant lui.
      Je vous demande de vous arrêter, murmura Balladur avec délicatesse.

Elisabeth Chamotin


16-08-02 J2 MATIN           - BENOIT RICHTER - TEXTEE -

Voir la proposition dite « Un conte »

Titrez d’1 phrase relativt longue qui tout en résumant la chapitre qui va suivre et en nommant un 1er personnage, annonce le surnaturel comme élu central du récit.

Les 4 premières phrases courtes et dialogues :
P1 : l’auteur fait mine de s’adresser aux lecteurs de son livre ^c^s’il allait démarrer la narration d’un conte classiq
P2 : Les lecteurs répondent en tombant ds le piège que leur tend l’auteur
P3: L’auteur détrompe son monde avec tendresse
P4 : (sans chagt de narrateur) il annonce, dans les mêmes termes que P1, l’objet qui sera au centre du conte, objet qui doit être banal et décevant
P5 : continue la narration en précisant le portrait de l’objet en question: banal, décevant, mais pas inutile
P6 :  (aussi longue que les 5 précédentes) raconte que le personnage du titre entra en possession cet objet (comment le narrateur s’en moque) et précise métier, nom et surnom du personnage, surnom en rapport avec un élu comique de sa physionomie. C’est ce surnom qui doit être dans le titre du chapitre; le métier du personnage doit être en lien direct avec l’objet.
P7 : + courte. Le N annonce que le personnage manifeste la joie que lui procure la présence de l’objet en geste et en parole.
P8 : C’est le personnage qui parle. Il s’apprête, dit-il, à appliquer à l’objet une transformation radicale qui mettrait sans aucun doute, si elle était appliquée, un terme au conte

Le conte est le début de Pinocchio

Mon travail est fait à l’envers, je commence par 8, 7 puis de 1 à 6.

COMMENT GONZALO dit JUJU, MARCHAND DE SOUS-VETEMENTS TOUCHE PAR LA GRACE GAGNE SON SALUT EN DISTRIBUANT GRATUITEMENT A SES FRAIS DES BRETELLES SUR LES MARCHES.

P1 : Mes potes, j’va vous en raconter une, de bien bonne, d’histoire, que vous croirez peut-être ou guère ou pas du tout, une d’il était une fois ou cent fois, une qu’ya qu’la foi(s) qui sauve, une vraie embrouille, quoi.
P2 : vous v’là déjà en train d’vous dire qu’ç’a y est, on est déjà tout alléchés, tout régalés d’rigolades à venir, on aime tant ça la bouillabaisse royale, y'a d’l’esprit, d’la vigueur, du punch comme on ravigote au Ring Club, Chez Jo, surtout quand t’prends une dérouille
P3 : Et bien pas du tout chers lecteurs, rise d’otue
P4 : Ce s’ra un conte à césure, à fissure, à faille, à brisure, à coupure, à éclature, à éclaboussure de rien, en deux mots un micmac à bretelles.
P5: Une paire de bretelles, de pas banales, des tricolores, mais toutes normales réglables qui r’montent un peu tout c’qu’appartient au falzard, du « tiens tout » l’indispensable, le solide - qui c’est ici qu’a lu « l’falzard et la nécessité »? -
P6 : Imagine ! Une paire d’bretelles gagnée au Bar du zinc un jour d’loloterie, eh oui par l’Gonzalo, non pas au grattage ni au tirage, des bien éclatantes à porter sur marcel bombé velu ou sur un’peau d’corsaire tatoué, c’était l’mêm jour qu’la Soph elle a tiré la bonne bouboule, et qu’elle a fait son strip vu qu’elle avait gagné l’string rouge à élastique doré mais tout ça c’est du roman, on s’en fout, l’beau c’est la pastille à Gonzalo, Juju qu’on l’appelle, lui l’a la crachouille bavante permanente au coin des lèvres, dont il ne parvient pas à juguler le flot moussu…JUJU, il a la jubilante, lui qu’est bi, bretelles / piano à bretelles, l’ jour place du marché j’t’la vends la bretelle par paire et la nuit parquet -  saloon, la dispersante de suif avec le coutelas sur la piste pourvu que ça glisse oh hisse - valse, tango, musette, java - là il s’les touche, s’les tire, s’les tripote, les tripote, c’est ma paire, c’est ma paire, c’est ma très grande paire, c’est pourquoi j’la cajole, la cage aux folles, il lui en discute, c’est elle, c’est elle, mais dis - moi pourquoi qu’lui, l’marchand d’bretelles, gagne une paire d’bretelles au loto?

P7 : Il jubile JUJU, moi j’resterais bien toute la matine su’la terrasse à l’apéro à l’zieuter, inaltérable, intarissable, l’a l’ goût du bagout des bas, des bouches, des babouches, des bastringues, des slips japonais stop génésie qu’ont l’chauffoir à 44 °, des slip français estampillés Pernod Ricard 45°… surtout qu’c’est un gars, Juju, heureux!  Ecoute moi le !


P8 : Regardez bien, Mesdames, Messieurs, v’là un couteau, pas un drapeau Mesdames, ni un tourteau, Messieurs, non, regardez bien, et en voici une, les miennes, de paire, sans compter l’autre, eh bien oui Madame, de paire, les voici, les voilà, qu’on me les coupe, hein on les coupe, coupez, coupez les Madame n’ayez pas peur, ça s’rait quand même pas la première fois hein ma p’tite dame, bientôt en un coup, tout ça s’ra réduit à un simple bout d’élastique tout petit tout mou tout riquiqui, il se tend plus, il n’attend plus c’est fini, Mesdames, Messieurs, mort, castré : qui qu’en veut? qui qu’en coupe? et un et deux! hurry up dépêchez vous, on fouine pas les bouses, en l’an 2000 qu’on m’les coupe, plus de bretelles!

Jean-Philippe



Jean-Marc sur Raymond Queneau

1.      poème à compléter

Tout cela n 'est pas très sérieux
On parle de la mort
On craint la maladie
On veut sauver la France
On a peur de souffrir
On pense à s'en sortir

On se demande quoi

On veut savoir pourquoi la guerre
Comment vont aller nos affaires
Quand donc la pluie s'arrêtera
Et qu'allons-nous manger ce soir

Ils se demandent quoi
Pendant que l'oiseau chante
Que le lion boit à l'heure
et que tant de rats grouillent

Tu te demandes quoi
Avec ton air de con
En regardant en l'air

Nous nous demandons quoi
Tous autant que nous sommes

Oui c'est bien ce que je disais
Tout cela est assez sérieux.

2e

Tout cela n'est pas très sérieux
Ou alors on dirait
On dirait que ça l'est
Salé comme les larmes
qui coulent de tes yeux
jusque dans tes chaussures

On se demande quoi
On s'demande comment
Quand et où et pourquoi
c'est la vie c'est comm' ça

Ils se demandent quoi
Quel dieu quel moissonneur
De l'éternel été
En regardant la lune

Tu te demandes quoi
Si c'est oui si c'est non
ou bien si c'est peut-être

Nous nous demandons quoi
Nous nous demandons quoi  ?

Oui, c'est bien ce que je disais,
Tout cela est assez sérieux.

3 :
Si tu as du vague à l'âme
Mets la musique que tu aimes
et laisse dans cet abîme
plonger comme un seul homme
tes noirceurs et tes brumes
comme les oiseaux
font.

4:
Sous le nez une moustache
Et sur le front une mèche
Le reconnaissez-vous  ? Chiche  !
Mais oui c'est le chef des Boches
Des nazis la coqueluche
On n'peut pas rater sa tronche
Devant lui tout l'mond' se couche
Pourtant, même Hitler calanche.

5:

Pas de ça Lisette
Pas de quoi faire la fête
Pas d'abri, pas de cachette
Pas de Calais et pas de l'oie
Pas de joie
Pas d'espoir et pas de galette
Pas de jeux pas de devinettes
Pas de vis et pas de molette
Pas de vers à soie
Pas de petites bêtes
Pas de justice et pas de lois
Pas de foi
Pas de cacahuètes
Pas de noix et pas de noisettes
Pas de picaillons à la quête
Pas de noix et pas de noisettes
Pas de cacahuètes
Pas de foi
Pas de justice et pas de lois
Pas de petites bêtes
Pas de vers à soie
Pas de vis et pas de molette
Pas de jeux pas de devinettes
Pas d'espoir et pas de galette
Pas de joie
Pas de Calais et pas de l'oie
Pas d'abri pas de cachette
pas de quoi faire la fête
Pas de ça Lisette

6:
Pour que le bras fléchisse, pour que le genou plie, pour que le front se plisse, pour que le dos se courbe,
Il faut qu'un collier, il faut qu'un boulet, il faut qu''un joug, il faut qu'une prière
Appuie durement, appuie simplement, appuie doucement, appuie longuement
Sur quelque chose du corps qui pourrait bien être relié à l'âme

Elisabeth Chamotin


Francis TABOURET

1) Dans un rectangle : 10’, sans écrire on compose un poème dans la tête, j’apprends, je le répète: se concentrer longtemps sur un objet, être attentif à la musicalité boucle lancinante, puis l’écrire tel que:
Arcs de cercle, un sûr, deux, trois, quatre, cinq, six
Un garage, des roues, on croirait mais nul ptyx
Poèmes de vélo, poésies volées, lovées
Poèmes à rayon, poésies emparées
La récitation hésitante donne au poème sa qualité, la recherche

2) Rectangles: 1         2          3          4
                               9           12        13       16

                         5         6          7          8
                                10         11        14       15


Une vision horizontale et une vision verticale

                Fleurirait un carton au bout des tiges
                Tangueraient des pendus, dans leurs vertiges…
                Entre les arcs l’art de simples arceaux
                De parois de douches mais pas de seaux
                De gouttes d’eau, de matelas, plus belle
                Herbe tendre, humide pelouse, vers celle
                Qui s’efface, sous la pluie, sans un cri
                Un bic, une averse, à l’inverse, écris!
                Entre les pierres serpentent les failles
                Se rêvent verticales, ou bien défaillent?
                Touffe à touffe s’étouffent les prés verts
                Je lèche tout le mur dans un travers
                De lumière fanée. Seuls, à la proue
                Enlacés, je les vois, ils s’ébrouent
                Glissent dans un flot de sombres poteaux
                Qui rampe au sol? Serait-ce un râteau?
 Jean-Philippe

TEXTEE: Consigne générale: texte sur le monde du travail, désabusé, non dépourvu de poésie, rimes suivies , entre 4 et 15 pieds, AA, BB, CC…
                Commencer par donner votre profession et son lieu d’exercice
                Présenter un paradoxe
                Poursuivez par une banalité
                Evoquer un voyage
                Exprimer
                vos
                goûts
                en matière littéraire
                Revenez à votre quotidien professionnel
                Tout en évoquant d’un mot le temps des colonies
                Appeler la sagesse populaire à votre secours
                Décrivez une de vos tâches de travail
                Répétez cette tâche ou
                ce geste en 2 variations différentes
                Evoquez les inégalités
                dans le monde des transports
                Recopier les vers 13
                et 14
                Concluez


Mon taffe au boulodrome est d’être pétanqueur
S’approcher du bouchon sans l’atteindre, farceur
Tirer ou bien pointer avec la même chance
Ca m’souvient l’lac d’Assouan, non, c’était pas en France
Moi j’aime les sonnets au guidon d’mobylette
Les rondeaux et les lais, les belles pirouettes
Les nouvelles des cieux, les récits écorchés
Les actes d’un théâtre aux amours ébréchées
Je mesure les points avec un centimètre
M’rappelle les négros, arrêtaient pas d’se mettre
Comme disait l’beau Jacky, quand on a que l’amour
Il vaut bien mieux tirer que pointer chaque jour
Fous les panards dans l’rond et bing badaboum craque
La plombée, un carreau, hop! pas un coup d’arnaque
Pas comme la Ninon qui t’factures quand tu t’rates
Quand ya rien qui s’dilate et même pas la rate
Fous les panards dans l’rond et bing badaboum craque
La plombée, un carreau, hop! pas un coup d’arnaque
Roule aboule tes boules et débourrons les poules
Sushi ou camembert, sois gai, ris et roucoule


 Jean-Philippe

3 août -
 O Salon - disparition - village fantôme : poème fondu

Il y a plus de vingt-cinq ans, un petit village de la côte ouest du Cotentin rêvait d'expansion
En bord de mer, lovées au coeur de la dune, cent vingt maisons avaient poussé comme des champignons
On avait même bâti un complexe en béton pour abriter une piscine et une boîte de nuit
Personne n'imaginait alors que ses murs serviraient d'espace d'expression à de nombreux artistes
Tandis que Parisiens, Belges et Hollandais se disputaient l'achat des villas les mieux placées
Personne n'aurait eu à l'idée que d'autres Parisiens, belges et Holandais
Vingt ans plus tard déambuleraient ici cherchant l'inspiration au milieu des ruines
Car les promoteurs d'Aquatour n'ayant prévu ni routes ni canalisations,
Cela eut pour conséquence que le permis de construire fut refusé
Artisans et propriétaires abandonnèrent ce village en faillite et depuis
Le ciel pleure entre la mer et la lande
Ses larmes acides ont troué tous les toits
Les fenêtres ont fondu sous le soleil
Les ronces ont étouffé les pierres
Maisons des courants d'air
Espace de créations éphémères
Le temps œuvre, dévastateur
Village fantôme
Effacé

Brigitte

Soupir d’enfouissement

Les voliges gîtent, ébranlées par le vent
Les parpaings s’affalent en gravas blancs
Revanche de la nature sur l’homme.

Que le sable enfouisse la chimère,
Les tags sont œuvres éphémères,
Que reviennent les oyats.

Ô murs, bons débarras
Rendez nous les dunes
En creux de lune,
Où bien mer
Viendra
Là.


Philippe

La disparition
Toutes ces énergies pour construire en cet endroit
Leur vie qui s’écroulera au bord de la mer
Sans penser que seul l’argent ne suffit pas
Pour, face au temps, résister aux tourments
Mais sur les murs abandonnés
Des elfes gambadent l’été
Et dessinent leurs beaux rêves
Puissants et éphémères
La disparition
Etait certaine
Sur la dune
Les rêves

Restent
Bénédicte Gallée

 Antoine 1. Textes homéotéleutes   Texte avec un maximum de mots se terminant par la même syllabe. Queneau  

« C’est pratique, nous pronostique Dominique, alors qu’il s’implique dans sa création artistique,
 avec cette météo catastrophique, pas de risque, sous les portiques, qu’un moustique nous pique. »
Je m’applique, tout en écoutant ce qu’il explique, assise sur un chardon qui pique, à dessiner une magnifique bernique.
Brigitte

Antoine 2 Terine poème à permutation de «3 strophes de 3 vers avec 3 mots rimes (123/312 /231)
Les mots sont extraits d’un article du journal
                               Proposition supplémentaire  de métrique en décasyllabes.

On peut appeler un bulot buccin
On peut appeler un buccin goglu
Lequel s’appelle aussi calicoco

C’est pas tropical le calicoco
Non Non le bouzin c’est bien le buccin
C’est normand et normal pour le goglu

Est-ce reconnu par google goglu ?
Non non coco tape calicoco
Ou bien encore plus succint buccin

Antoine Debergues

*********
Ces enfants qui ne pensent qu’à leur jeu 
Pokemon et pas d’autre activité !
Balade en famille ? ils traînent du pied

Faudrait leur mettre des roues sous le pied
Se laisseraient-ils prendre au jeu, 
Réguler leur trop plein d’activité ?

A l’école toujours en activité
A la récré, le monde au bout du pied
La balle et le ballon font le jeu.

***********
Quand l’écriture est devenue un jeu
Toute la journée en activité
Les Pirouésies c’est vraiment le pied !

On peste bien fort quand il manque un pied
Toute la semaine on se prend au jeu
Et chacun choisi son activité

Fichu compte-rendu d’activité !
Je te le dis, c’est vraiment pas le pied.
Tu manques aux ateliers, c’est pas du jeu ;
Brigitte



Mardi 2 août 14h

Ateliers off enfants - Brigitte:
1. haïkus d'été ou de pluie puis jeu de dés pour lecture combinatoire

ressac des marées
détrempe les vêtements
dessous je danse

douce et chaude
vague rafraîchissante
paradis perdu

des habits légers
plage oubliée, désertée
L'été est bien là;



Antoine /
3. Haïkus inspirés de Haîku la praline de Henri Le Tellier


Haïkusin:
Gros pour un moustique
généalogiquement,
proche, presque frère

Haïkupure :
Quotidiennement
à la une et faits divers
crime et châtiments

Haïkuyon:
Femme volatile
Le monde entier au courant
Et lui le dernier

Haïkuvert :
Ciel nuageux
bien disposé sur la nappe
mis dans l'enveloppe

Haïkuverture :
Nappe du gâteau
au chaud et en sécurité
Embrasse le livre

Haïkuku :
Aïe! Pauvre poussin
viré du nid d'un coup d'aile
éclosion posthume

Brigitte

MERCREDI                   BENOIT (et JEAN MARC)

L’art de mêler plusieurs lignes mélodiques, c’est la fugue à 2, 3, 4 voix…
1er TEMPS: écrire un poème sur un phénomène naturel extérieur sans JE
8 vers
Chaque vers autonome, se termine par un point mais sans rimer, dans unstyle homogène et on compte les mots de chaque vers.

On mesure l’intime naturel d’un flocon grâce à quelles équations    -12-
Que mesurer d’autre cet hiver, les pas les pieds seront comptés ? -14-
Un ciré de neige s’est couché sur le village fantôme au haut de la dune     -16-
Avant que les pelleteuses ne le réduisent en cendre en décembre       -11-
On connaissait la relation entre l’eau et le flot mais la relation entre le flot et le flocon quelle est-elle?     -21-
Les routes futures du village seraient protégées du gel grâce aux marées, aux flux    -14-
Après les pré salés les architectes réunis de la Marche et du Calvados inventeraient le village salé    -17-
Il a neigé tant de silences sur les ajoncs, les bétons, les solives     -13-

Alors on explique qu’il faut gonfler le poème précédent par l’adjonction à l’intérieur de 8 vers d’un poème miroir : même rime et même nombre de mots, style homogène, point de vue homogène mais radicalement différent du premier. Utiliser le JE pour changer de point de vue , de style, notre point de vue, de l’intime. Chaque vers est enjambé et constitue une seule phrase.

Je me souviens de sa peau de porcelaine, mon Dieu quelle émotion,       -12-
De ses goûts, le bon, le prétentieux, le chatouilleux, on l’envoie au Crazy,       -14-
La môme, cochonne de l’oeil, gigot d’agnelle, mi molle mi froide, bourrée de thune    -16-
Qu’a partout des colliers, sous les dessous, de l’ambre      -11-
Qu’ a aussi oeil malin, qu’ aime jouer à courte paille, en robe du soir, ses hoquets à il ou elle,   -21-
Car âmes et vaches ont toutes même parfum, mêmes celles sans autres que Dieu    -14-
Aimait tant se hâler dans les allées/venues qu’en un éclair parmi les ombres est allée,   -17-
Sans confondre bourgeon avec jonc, ni midi avec midinette, à caresser les olives    -13-


 Jean-Philippe

O Salon Le CONTREPOINT

BACH une fugue en langue parlée, un thème, une première voix et continue
une 2ème voix et continue,
une 3ème voix et continue
en décalage avec variations

Fugue, canon à 2 voix, 2ème voix en décalage dans un temps.
La musique encourage la polyphonie, la symphonie, l’oreille s’accorde des accords… cacophonie

Jean-Philippe

Un béret d’intello

Des lunettes de maffioso
                                                                                  Un béret dintello
Un sac sur le dos                                          
                                                                                  Des lunettes de maffioso
 Que porte-t-il donc là?
                                                                                  Un sac sur le dos
Et là, et là, et là?
                                                                                  Que porte-t-il donc là?
Les tifs collés au mégot
                                                                                  Et là, et là, et là?
Des croquettes pour le chat
                                                                                  Les tifs collés au mégot
Pas de poisson-chat ni de rat
                                                                                  Des croquettes pour le chat
On croirait une fable
                                                                                  Pas de poisson-chat ni de rat
Il manquerait la morale
                                                                                  On croirait une fable
Dans ces lointains, dans le pré vert
                                                                                  Il manquerait la morale
La mère fait du tricot
                                                                                  Dans ces lointains, dans le pré vert


Quand mourir leur tarde
                                                                                  La moutarde est leur rire
Sur une chaise de bois de hêtre
                                                                                  Sûre d’en être une baise de choix!
Les voici tous les deux
                                                                                  Voyant les doux cieux
Accouplés, la mort se prélasse
                                                                                  Hélas le sort lui prépare un coup
5 marmots d’un seul coup
                                                                                  Pas un seul mot y en a marre

Pour un descendant du Sebasto                               Pour un descendant du Sebasto
Sans dent c’est pourri les bastons                            Sans dent c’est pourri les bastons

Jean-Philippe

4 août

Olivier Salon matin  : long/court

L'immatriculation de l'oiseau migrateur
          C'est très dur
Cérébos l'apprivoise et Beauvallon l'attrape
          Dans des rets
L'Alsacienne essaie de l'empêcher d'émigrer
          Vers le sud
En nourrissant l'oiseau d'ordures succulentes
          pour son bec
L'immatriculation devient donc inutile
          c'est très bien.

Elisabeth Chamotin

Nadège - poème de migration : 6 vers de 6 mots et faire migrer un mot

Bagage au nid par Monsieur Pigeon
Nouveau bagage deux miles plus loin
Aucun inutile bagage pour la traversée
Ormis l'ornithologique bagage, l'oiseau
ne s'encombre de bagage, sauf
un gramme de graisse en bagage

Brigitte

Martin Granger 14 h

Un insecte indéfinissable

Le 4 août, vers 13 h 30, en revenant d'une promenade au havre de Geffosses qu'animait avec son habituel brio notre expert ornithologue Yves Beauvallon, nous remarquâmes, une fois entrés dans la voiture, un insecte collé sur le pare-brise. Cela ressemblait à un papillon de nuit sans ailes, ou à un hybride de ver et de chenille, et cela remuait avec difficulté. Je regrettai à cet instant l'absence d'un expert entomologiste à mes côtés et fus tentée d'actionner le mécanisme des essuie-glace bien que par extraordinaire la pluie se fût arrêtée de tomber, afin de me débarrasser de la chose, qui détournait mon attention de la route sur laquelle je transportais avec moi quatre festivalières. Fort opportunément, il prit à cette route la fantaisie de tourner, ce qui est tout de même curieux quand on pense que le relief du Cotentin n'exige nul contournement de colline ou de montagne à cet endroit, et ce virage subit eut pour effet, par celui de la force centrifuge sans aucun doute, d'éjecter l'animal indéterminé hors de notre vue. Là dessus, nous rentrâmes au presbytère.

Elisabeth Chamotin

2: exercices de style

Adresse au lecteur  :
Sache, ô lecteur incrédule, toi dont l'autosatisfaction confine au mépris injurieux, que je naquis, cela te paraît incroyable, n'est-ce pas , dans le lit même où naquit ma mère, ma propre mère.

Chiffres.
 Au 22 avril 1923 répondait ainsi le 15 juin 1948, date auxquelles 1 seul et même accoucheur délivra sa femme, puis sa fille.
Météo. Pleuvait-il  ? Faisait-il beau  ? Le béb n'en a cure, mais juin est en général chaud dans la vallée du Rhône, où toutefois le réchauffement produit par le soleil peut être tempéré par un violent mistral.

Lipogramme en s 
: Voilà, on naît, on vagit, on vit, on meurt, et naître me plut beaucoup.

Eau de rose  :
 Qu'elle était fière, ma maman chérie, et qu'il était heureux, mon gentil papa, devant le joli bébé souriant que j'étais  !

Gastronomique.
La banane écrasée avec du sucre, la bouillie lactée, les sardines à l'huile, disparurent assez vite pour faire lace au gratin dauphinois, aux pommes salardaises, au ragout d'encornets à la rouill et à la soupe au pistou, plats arrosés tour à tour de côtes du Rhône, ou de Chablis.

Interrogatif.
 Pourquoi habitai-je successivement Toulon, Lorient, puis Cherbourg  ? Mon père n'était-il pas marin, par hasard  ?

Mots étrangers.
 Yes he was  ! Dans la Royale il drivait des submarines, gottfordom  ! What a man  !
Monosyllabes.
Un père sous la mer c'est drôle n'est-ce pas  ? Ma foi, il n'y a pas de mal à ça. Tous les psys le savent.

Administratif.
Madame, Monsieur, j'ai l'honneur de signaler à votre attention que les nombreux déménagements que l'enfant subit pendant la première partie de sa vie, loin de le rendre instable, peuvent au contraire lui donner une faculté d'adaptation hors du commun. Espérant que vous en tiendrez compte pour la suite, je vous prie d'agréer, avec mes remerciements anticipés, etc.

Limande/forgeron.
Si la limande est plate, ce n'est pas parce qu'un forgeron lui a tapé dessus sur une enclume, c'est parce qu'elle fouille le sable et s'y cache  : de même si j'ai changé tant de fois de boulot dans ma vie, ce n'est pas par instabilité mais grâce à ma facilité à m'adapter et à saisir les opportunités qui se présentaient.

Alexandrins cachés.
 Je fus éducatrice dans un IM, je vendis des falzars chez Thierry et Sigrand dans la rue Neuve à Lille,  j'écrivis pour Havas des trucs publicitaires, et pour Damart les textes de leurs catalogues, quand vint le Minitel je m'y intéressai et devins concepteur dans le multimédia. Lorsque Internet parut ce fut la même chose. Mes deux enfants pourtant grandissaient de conserve.

Léger.
La retraite, on s'en fait tout une histoire, mais c'est rien du tout  ! Pfff  ! Enfin on peut s'amuser, se lever tard, aller voir des expos, rigoler avec des copains.

Onomatopées.
Aïe mes reins, ouille mon pied, arrrgh mes doigts, arrff l'arthrose, ouille ouille ouille jme rouille, rhaaa  ouch   ma tension  !

Controverse.
Certains prétendent que la retraite c'est le pied mais bernique, la retraite c'est l'arthrose, le col du fémur, le cancer du côlon et tutti quanti. Il faut que je me surveille  ??? Je voudrais bien vous y voir, vous les jeunes. Je ne suis pas d'accord  !

Enflammé.
 Ah  ! Rire jusqu'à mon dernier souffle  ! Mépriser la maladie, me réjouir de l'énergie de mes enfants et de celle de mes petits enfants, et mourir d'un seul coup à un âge avancé  !

Agricole.
C'est un terrain oblong d'environ 2 m 50 sur 30 m, bordé de fleurs, où pousse une pelouse verte soigneusement entretenue, dans une terre grasse bien arrosée, et de quelques arbres ornementaux régulièrement élagués. On l'appelle «  jardin du souvenir  ».

Olivier Salon 14h Poèmes à compléter

1. extrait de "Le grand cardiaque " Achille Charré

Que ce soit aux frontières indécises et douloureuses de la banlieue
Ou dans le cœur meurtrier d’une grande cité
J’aime les palissades tristes quelque peu délabrées
Prises à l’assaut d’un bataillon de lierres à la conquête des cieux.
Je ne dédaigne pas non plus celles plus récentes et sans un creux
Qu’une armée de petits jeunes quelque peu désoeuvrés
Avec leurs bombes à tags se sont appropriées.

Après avoir quitté les terrains vagues bien encadrés de mon neuf-trois natal
Entre autre le « pré kodak » ayant abrité mes  rêves d’adolescent
J’aime encore plus les murs ouverts à tous vents
Hantés et de gentils monstres et d’un ours blanc peu banal
Que l’on découvre par hasard de l’autre côté de la cale
Rendez-vous des tagueurs et aussi des poètes au sortir de La Cale  
Décimés dans la dune de ce petit village du littoral normand.

Brigitte

2. Sonnet abab abab ccd eed  / Fernand Desnoyer
Vue prise au bois de Boulogne

Du fond de l’horizon, le soleil faisait feu
Comme une batterie, et balayait la route.
Au bord de la clairière, empestaient quelques pneus
Près d’un touffu bosquet, un bus vidait sa soute ;

Et la noire migrante enlevait sa moumoute.
Dans un transit pourri, se jouait un pas de deux ;
Dans une Cadillac, deux mecs cassaient la croûte
Tout en s’entretenant de leur malchance au jeu

Sans vouloir se cacher, cuisses et seins offerts
A l’hôtel du désir, s’exhibaient en plein air
Près d’un touffu bosquet, ça discutait à perte ;

En expliquant comment cette belle Suzy
Essayant de calmer, à propos de son zizi
Un provincial client, dont la face était verte.

Brigitte



5 aout matin
Amélie Charcosset  - Poème de marche

Poème de marche  (avec Amélie Charcosset)

Le vieux mur entoure un jardin délaissé,
Des roses trémières, des glaïeuls, des pivoines
Et la douceur du vent, du soleil et des champs
J’aime.

Un tracteur nous dépasse, le labeur quotidien
Ramassage des huitres ou celui des bulots
Une sculpture de paille dans l’odeur de l’été
J’aime.

Le crissement de nos pas, nos rythmes, nos silences
Et le poids de la vie dans chaque sac à dos
Poursuivant nos chemins vers le bleu, vers le gris.

Nicole Dedonder

Martin 

 Littérature ondulatoire / poème périodique 
Racontez un naufrage dans lequel les vagues seront représentées par une double alternance dans votre texte. Chaque strophe est codée au moyen de 3 chiffres : nombre de syllabes des vers impairs, nombre de syllabes des vers pairs, nombre de vers de la strophe. À chaque strophe, on ajoute ou retranche une unité à chacun de ces nombres. Le zéro est interdit

Exemple en partant de 2 5 4 : 

La toile 
Se déchire enfin 
Dévoile 
Un banc de dauphins 

En opérant -1, +1, +1, on passe à 1 6 5

 Ô Superbes mammifères 
Vos 
Nageoir's fendent les mers
 L'eau

 En opérant +1, +1, -1, on passe à 2 7 4 

Ruisselle 
Sur votre peau grise et lisse 
Et telle 
Pet sur toile cirée glisse etc. 

Et voici le texte réalisé en atelier : 

Tribord amure 
L'esquif 
Près d'un récif 

Baigné de saumure 
Gîte 
Vacille et se couche 
Vite 

Il faut border l'écoute 
De foc 
Il faut changer de route 
La coque 
Racle contre le roc 

Les marins n'ont pas le temps 
D'affaler 
Gonflant les voiles le vent 
Fait peser 

Des forces formidables 
Sur le navire 
On peut s'attendre au pire 

Et quand se rompent les câbles 
Dans la cale 

On verse sur un banc de sable 
Fatal 
Situation lamentable 

L'inspection révèle un trou béant 
Sous l'étrave 
L'eau s'y engouffre tourbillonnant 
C'est très trave 

Il faut compter les morts et les blessés 
Les disparus 
Douze marins finiront dévorés 
Par les morues 
L'officier lui finira décoré 

4) Ondulation micro-macroscopique : racontez un événement en alternant les points de vue (proche / lointain) d'une strophe ou d'une phrase à l'autre. 

Le plomb forgé dans les étoiles 
Dormait depuis la nuit des temps 
Dans des veines inaccessibles 
À l'abri d'obscures montagnes 

L'ayant fondu dans un creuset 
Gutenberg coula dans des moules 
Cette soupe chaude d'atomes 
À la dense plasticité 

Et l'imprimerie était née 
Qui devait révolutionner 
L'humanité dans son ensemble 
En permettant que les idées 

Qui ne sont que des avatars
Des réactions neurochimiques
Et des courts-circuits cellulaires
À l'œuvre dans notre encéphale 

Se répandent sur la planète
Et changent la façon d'agir 
De l'espèce homo sapiens 
Et par extension son milieu 

Jusqu'à saturer de charbon 
Réduit à l'état de poussière 
Les poumons du jeune asthmatique
Et la pierre des monuments

Imprimerie c'est grâce à toi
Qu'un jour l'homme pétri de science 
Quittera sa vieille planète 
Pour polluer d'autres cieux !



Promenade Havre de Géfosses avec Yves B et OS

Le vol des oiseaux, les ailes se déploient, se rabaissent, ailes longues et courtes,
mots longs dits lentement  / mots courts dits rapidement

Poème migratoire

BIOLIGODECOLKOSOLOGIE
Sexe / âge / date la / trou d’la date
Raie dure / durée / s’exbague du / bas que tu bagues

ORNITHOEGOSILLOCOLLE
tué trop lent / volant / lent vol
Tiré tué / piégé tué / trouvé / capté / capturé tué

ECOLODEGOBILLOLOGIPETE
chat chat chat 10 pour cent chat chat chat tué tué tué
tué chassé / tué chaland / non chaland / pie égée / si légère
par la mer /  un gram’d'âme / tué tué tué

EMINIGRATIONOPHILUGE
Trans transe Transi Transit / âge sexe / vol de nuit
Nue nu nue moi no no no

Jean-Philippe 

APREMIDI
Avec JM R
Poèmes goût/ toucher

Limerick en 5 vers :            A         Alexandrins ou octo + décalage en 5
                                               A         Dernier vers avec recul
                                               B
                                               B
                                               A

                                   Salé
Qui? Papa n’happa pas, Papa a peu papilles
Mais a beaucoup appât. Hume que Papa fille
Cucu amer, sale est (salé) Papa. Pis quand le fit
Se régala Papa, un os de chienne hi fi.
Pas ragoutant Papa, a trop joué aux billes.

  C’est un oeuf: 7 - 1 - 9 (Bourges)

                                   109
Laisse, prie, palpe, raboute
Pis
car est-ce elle ou caresse lui

                                   Poème évident d’oeuf
Il suffisait d’y penser
Donc
C’est un oeuf de Colomb : évident

                                   Pire

C’était trou à, c’est tais toi
Mais
C’était toi, 6 et 3, 13 et 3

D’après Jean Jouy poète de l’écoute et de l’extase


Les cinq sens et les couleurs (avec Jean Marc)


Je rêvais que je caressais une panthère
Qui me mangea dans un silence assourdissant
Réveillée par l’odeur du café

Un carré de chocolat me réconforta
Bénédicte Gallée

Trident (J. Roubaud)
5 - 3 - 5
Le toucher, un souvenir d’enfance,  lointain

            CHE / toucher
Un béret, la barbe
Guevara
Le tout Che chez tous

                        CHE 2
Le tout, c’est d’avoir
la pratique
Hello Che Léo

                        DENT
Tant il se ridait
Le trident
Qu’il mit son dentier

                                   SOUS
Venir du dessous
Souvenir
d’un parti de rien

                                   ENVOL
Gardé dans mon coeur
Souvenir
Oiselle sans nid

Jean Philippe 

Tridents (l’ouïe)
Dans le cimetière
Les graviers
Crissent sous mes pieds
Ding ding dong ding ding
Dong dong dong
Ding ding dong ding ding
Un léger frottement
Soudain fend
Le silence des morts
Le drapeau de France
Soupira
Battu par les vents
Fin bourdonnement
Des insectes
En conciliabule

Un bruit de sabots
Silouhettes
Passent les chevaux

Léger grincement
Tôle froissée
La tente s’effondre

Bénédicte


Roman ultra bref (avec Benoît)

Avec des story cubes

La liberté
Chapitre 1
Philibert était prisonnier dans un pays étranger. Il rêvait depuis sa cellule de son ancienne liberté d’enfant jouant au ballon. Les jours et les nuits passaient indéfiniement et il s’imaginait qu’un poulpe géant venait détruire l’unique petite fenêtre à barreaux qui le retenait captif dans ce château de fée qui pourtant aurait fait rêver un enfant.

Chapitre 2
Alors qu’il était tombé malade, une part de son cerveau lui dit que par la pensée, il pourrait décrocher la lune. On ne lui prendrait pas sa liberté. En tirant une manette son esprit prendrait son élan pour attraper son rêve au vol et le voir se réaliser illico. C’est alors qu’il vit la cible dans un coin de sa cellule. Elle lui chuchota : « Atteins mon centre et tu verras. »

Chapitre 3
Pour atteindre la cible, il faut ouvrir l’œil et lancer la flèche. Pourtant il faisait très sombre dans cette cellule éclairée par une maigre lampe. Il tira et qui  vit-il apparaître à ses côtés : Oscar, son ami d’enfance. C’est la meilleure chose qui pouvait arriver. Tout à leur joie les deux amis se sentaient libres bien que toujours déténus.

Chapitre 4
Des jours et des nuits passèrent. Pour tromper l’ennui, Oscar et Philibert projetaient de parcourir le monde. La cible qu’ils avaient oubliée dans un coin, un matin leur déclara :

« votre libération est proche ». Une main apparut et saisit une allumette. Celle-ci s’enflamma et mis le feu à la cellule. C’est alors que le poulpe géant accompagné d’un homard démontèrent les barreaux de la petite fenêtre. Et les deux amis s’échappèrent.

Bénédicte Gallée
                                  
J JOUET le 5/8/16
Promenade chez Robert et Christiane dans l’arboretum

CONSIGNE ANTERIEURE DU MATIN: Comment faire un tour, du collectif?
* Se mettre en cercle
    Inventer les consignes
    Prendre les impulsions données par les textes qu’on reçoit
    Homogène
    Ne pas contrarier le texte de façon négative
            1) 1 mot qu’on veut voir explorer
            2) 1 mot avec le 1er
            3) Répète à l’identique le 1er mot
            4) 1 phrase qui reprend à l’identique le 1er mot
            5) 1 question avec le mot
            6) Réponse
            7) Reprend le 1er mot avec un vers différent de celui du vers 2
            8) LONG: plusieurs lignes, avec le mot initial
            9) Reprend le 1er vers tel quel
            10) 7 verbes à l’infinitif différents les uns des autres
            11) 1 question différente
            12) Nouvelle question différente des 2 premières
            13) 1 alexandrin
            14) 1 adverbe (termine)




Faire un dizain de déca à la Maurice Scève écrivain du 16ème « Délie » avec rimes, présence de 10 ans, de décennies et Robert dans le texte
AABAB           CCDCD



Robert Haut

A l’arboretum un homme t’attend.
Quarantaine épousée à Carentan
Retour à Saint Quentin ? la cinquantaine
La nonantaine? Une valse, cent ans         
Puis le  silence auprès d’une fontaine

Voici dix ans! Non pas de lointaines
Pirouésies! Qui dansera la centaine?
Garder l’antan ce serait bien tentant,
Les vents d’anges récoltent la vingtaine
Robert toujours fredaine ses vingt ans.

Jean-Philippe

L’APREM du 5/8/16
Le vivant parle aux morts ou l’inverse
comme la poésie grecque
« vous qui passez sans me voir », « ce que vous êtes nous l’avons été »
Epitaphe: un tour de cimetière, on est jamais mieux servi que par soi-même.

Noter, regarder, s’imprégner pour une épitaphe: 3 formes
      Epitaphe classique comme Musset « Plantez un saule au cimetière… » quatrain octo syllabes rimées en 1 seule phrase  rimes embrassées ou croisées
      Mode moderne: 7 vers libres, pas de rimes, syntaxe bousculée cris, sons, onomatopées
      Une petite boîte 6 vers : 778Variable87, ne riment pas, une phrase unique, pas de nom dans les vers si on met un nom dans le variable (ou pas de verbe,…)


Il entreprit, tel un canon                                                         
A la mitrailler la bourgeoise
De sa ratatouille sournoise             
Finit poète au cabanon                      


On nabot fouiller les îles, les fils, les ans
Elle a beau me peler le jonc et peler le Jean quand je me tends
On nabot aimer le jeu, je, je tant
Légère, urgente, écris-moi :
Gîs, eux à haine, Jean comme j’enfile
lie peu, lis beaucoup, Jean Philippe
mange, mon ange, mangeon


Fais gaffe mon beau « J’enfile »
Viens ici qu’on t’affranchisse
Pas futées celles qui précèdent
Jean-Philippe M
Dit « J’enfile »
Oublie quand elles crient je t’aime
Sont si sots ceux qui reposent



Jean-Philippe 




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