Textes PNHPPH_2017

18 mars 2017    Promenade - Mont Colquin      - Robert Rapilly  -

Petites morales élémentaires portatives

brouillard épais                  vent glacial
hiver

faucon pèlerin                    fauvette cachée
printemps

espoir qui vient
attente qui dort
présence qui meurt
furtive se cache

lande grise               herbe folle
vie

                                               Frédéric

*****


brouillard glacial                promenade culturelle
carrière

Colquin haut perché                                assemblée sympathique
ajonc

pierre
qui roule
n'amasse pas
mousse

atmosphère venteuse                  discussion intéressante
oiseau

                                               Patricia

****

bécassine sourde               hibou marécageux
hivernage

fauvette grisette                linote dominante
transgression

après un an
sans petit
offrir son nid
au concurrent

faucon pélerin                    corbeau grand
Colquin

                                               Brigitte
****


> 
Chemin menaçant                 Fleur agressive
                            Manche

>
Ciel désobéissant                 Terre florissante 
                           Printemps
>

>
       - Donne de ta couleur
       - Dans ce beau champ
       - Donne de ton bonheur
       - Dans ce beau flanc

>
Terre arride                           Plante vertigineuse

       Vie 

Antonio 

*****************


SUR LE MONT

Faucon fuyant                    accenteur chantant
VENT
Bruyère cendrée                      Ajonc fleuri 
BRUME
Que nous dis tu
Moulin moussu
sur la nature
et ses fleurons?
Corbeau grand            corbeau savant
Pipit farlouse           Vaches bouses
Source herbeuse         Fontaine joyeuse
MERVEILLES
MERVEILLEUSES
DU COLQUIN

Claire
Saint Nicolas de Pierrepont

Le 18 mars 2017


25 mars 2017    Promenade- Marchésieux    - Francis Tabouret -

Rondel


Non Jouvin, lance pas ton maillet
Dans les marais de Marchesieux
Là où les vaches font meuh mieux
Pour effrayer les feux follets

On sait que tu es dépité
De n'avoir droit qu'à un seul feu
Non Jouvin, lance pas ton maillet
Dans le marais de Marchesieux

T'es plus tout jeune et tu le sais
Pas besoin de toi pour les pieux
Ton Dieu n'a qu'à rester aux cieux
Et tu risques le ricochet
Non Jouvin, lance pas ton maillet

Philippe Clément

Qu'on soit du hait ou du bas Pé
Ici ne connaissons la brique
Notre édifice est du gothique
En pierre, bien que désaxé

Nos maisons sont bien orientées
Au sud-est, c'est plus pratique
Qu'on soit du hait ou du bas Pé
Ici ne connaissons la brique

Indivise la propriété
Comme pourraient être les fabriques
De tourbe ou bien de musique
Les rondeaux seraient bien dansées
Qu'on soit du hait ou du bas Pé

Marie-Hélène Lemoine

À Marchesieux vole une buse
L'église dressée dans les marais
À côté de ce prieuré
Accueille celle qui s'amuse

Essaie d'entrer, qu'elle ruse !
Découvrant un choeur décoré
À Marchesieux vole une buse
L'église dressée dans les marais

Les moines surpris par l'intruse
Laissèrent Saint-Manvieu parler
À cet illustre barillet
En virevoltant s'amuse
À Marchesieux vole une buse

Marie-Jo / Laurence

Marchesieux, pays des marais
La belle église aux fresques
Choeur avec ses arabesques
En hauteur moitié effacées

Et disparu le prieuré
Ma tristesse je l'oublie presque
Marchesieux, pays des marais
La belle église aux fresques

Les choses j'ai pu admirer
Christ tétramorphe ubuesque
Tout cela est pittoresque
Et, jamais je ne l'oublierai
Marchesieux, pays des marais

Patricia

Après-midi à Marchesieux
On se retrouve à l'intérieur
Pour chercher les trois donateurs
Quand dehors c'est trop venteux

Sous la statue de Saint-Manvieu
Quand les pommiers seront en fleurs
Après-midi à Marchesieux
On se retrouve à l'intérieur

Se retrouvent jeunes et vieux
Pour une danse en extérieur
Jusqu'à ce que le jour se meure
Pommes de lune un petit peu
Après-midi à Marchesieux

Brigitte

Prieuré, pomme de lune
Droit au feu, mise au marais
Maison de terre, femme de prune
Moines marcheurs, femme de thune

?

Lutter contre la pauvre chair
Le ciel pour un moine gronde
La loi dictée par le curé
Sur les marches de la chaire

Le ? L'archevêque amer
Hurle les commandements obligés
Lutter contre la pauvre chair
Le ciel pour un moine gronde

Perdu très haut sur sa chère
Le bon Saint-Jouvin excedé
Lance violemment son maillet
À Briqueville, ville très chère
Lutter contre la pauvre chair

Marinette

Telle la nef d'une cathédrale
Les moines nous recherchons
De la tour lointaine regardons
Le choeur et ses peintures murales

La chair
Un penseur peste en surplomb
Telle la nef d'une cathédrale
Les moines nous recherchons

Marchesieux a-t-il un rival
Aux marais nous promenons
À la recherche d'un blanc cheval
Et des bâtisses originales
Telle la nef d'une cathédrale

Hervé et Françoise

Devant l'église de nos aïeux
Ô clefs de voûte vous louchez
La tour lanterne en son clocher
Je suis venu à Marchesieux

J'en ai pris là tout plein les yeux
Prêtres prêchez sans vous facher
Devant l'église de nos aïeux
Ô clefs de voûte vous louchez

Cet édifice merveilleux
Rouge et bleu, visages cachés
Retrouvés sagement couchés
Monte en moi un hymne joyeux
Devant l'église de nos aïeux

Nadège et Marcel

Autour de l'église le pré
Au pied de l'église l'eau
De l'onde sortent les roseaux
Jusqu'aux berges du prieuré

L'osier précieux ramassé
et transporté en bateaux
Autour de l'église le pré
Au pied de l'église l'eau

Les marais l'hiver inondé
?
scintillent au soleil palot
?
Autour de l'église le pré

Christine Livory – Didier Garnier – Marie-Jeanne Valognes

> Grattons en son chœur Marchésieux
> dessous l’enduit point une fresque
> bleue ou orange quoique presque
> double couleur flotte à nos yeux

> Étages oranges et bleus
> d’où choit un souvenir livresque
> Grattons en son chœur Marchésieux
> un évangile moins complexe

> Fidèles nous comprendrons mieux
> – pictural valant pittoresque –
> par une élégante arabesque
> qu’un simple coup d’œil mène aux cieux
> Grattons en son chœur Marchésieux


Robert Rapilly


Bibliothèque Créances – 1er mars 2017 – Francis Tabouret

Petites annonces :

- Chat perdu (Belle absente : ne pas utiliser les lettres C H A T ) : 

Je vous prie, débusquez mon minou
Mon félin perdu en plein Pirou
Sombres jours, fugue du ronronneur 
Soirées d’insomnies, mon home pleure

Boule de poils me snobe
Depuis plusieurs jours.
Renvoyez-le moi :
100, rue du Bourg.

Fripon, mon félin perdu
Poil soyeux frisé
Suis en pleurs depuis deux soirs
Espère bien le revoir…
Si vous repérez mon mimi


Où se dissimule mon félin ?
Son poil doré de doux rouquin ?
Ses yeux rusés de polisson ?
Son gros bidou de gros goulu ?
Rendez-nous Minou !


- Crémaillère (Haïku : 3 vers de 5 / 7 : pieds ou syllabes)

Vingt-heure à minuit
Vos oreilles embêtées
Le voisin confus


Boum, boum, boum Tam Tam
Voisin oublie ton sommeil
Et viens nous rejoindre.

Au bout de la rue
Demain détonnant champagne
Abstinents , Sorry !

Chanter et sauter
Faire vibrer votre plancher
Vraiment désolé !

Mon anniversaire,
C'est pas celui de ta mère
Désolé d'avance.


- Mot d’absence (Tautogramme : tous les mots commencent par la lettre M)

Maitresse : mon minot malade miaule momentanément. Mais, malgré motivation, mercredi manqué. 

Madame,
Ma mère Martine mariant Monsieur Maurice Masson, ma mignonne Marie manquera mardi. Mais mercredi matin, Marie, malade, manquera malgré moi.
Merci  


Mercredi, ma mère m'a mené me montrer ma mémé malade.  Mémé merveilleusement malhonnête mentit, me mitonnant mangeailles moisies. Moi manquer mathématiques. 

Francis Tabouret  Céline Malorey  Marie-Hélène Leneveu  Brigitte Hohmann

La Textée 



Je suis laid et c’est vrai.
Affreux, difforme, bigleux.
Regardez donc mes yeux,
Ils observent mon nez.

On n’peux rien modifier,
Les dégâts sont nombreux.
Braves gens comme un gueux
Je cours vite me cacher.

Ne me quitte pas ainsi
Tu es toute ma vie.
Sans toi je ne suis rien.

Bye, bye, pas au revoir.
Je n’te laisse pas d’espoir,
Sinon dans le lointain.


Yves Lesigne

Bibliothèque Périers  – 2 mars 2017 – Eduardo Berti

 Mots valises  autour du pain

Pain-semis :n.m.  action de déposer  des miettes de pain tous les cinq à six pas tout au long d'une promenade sur un sentier boisé Le pain-semis est l'occupation préférée du Petit Poucet.
Sa sœur ne sait pas trop ce qu'elle doit en penser. Bien sûr, grâce à ce pain-semis, elle retrouvera facilement son petit lit douillet. mais à quel prix!. Au pain-semis suit inexorablement le pince-moi .  Ce pain-là  n'est pas vraiment  à son goût Elle se sent un peu trop menée en bateau lorsque ce que ce pain se mi-gonfle et durcit sous sa pince moite. En fait, le pain-semis, elle l'aimerait mieux sans l'ami pour ne jamais plus avoir     FIN.

Brigitte


Bibliothèque Bretteville  – 8 mars 2017 – Olivier Salon

Poèmes évidents


-Poème allégé

Très peu de vers
Juste une pincée de rimes
Et un soupçon de …
            C'est déjà trop.

Poème court

Voilà.

Poème en travaux

17h15 : arrêt du chantier


-Poème de départ

Prévu ou imprévisible
Voulu ou obligé
Souhaité ou subit
Préparé ou improvisé
On ne reste pas là.

Destination connue ou ignorée
En avance ou déjà en retard
Il faut quitter les lieux
On s'en va
On se barre
on part.


Poème chocolaté

Poème, poire, abricot
poème, poire, abricot
Y en a une
Y en a une
poème, poire, abricot
Y en a une de trop.


Poème ni cru ni connu
L'est pas passé au four
Mais l'est pas cru pour autant
Personne ne l'a cru
L'est malgré tout pas encore cuit.

Poème du soir
espoir
Poème du matin
est bon pour les lapins !


Hésitation

Je sais
je ne sais pas
C'est ça
ou c'est pas ça
Peut-être …


Annie ; Brigitte ;


Terines

Arrête donc de soupirer
Fais-toi donc plaisir
Jette-toi sur le chocolat

Olivia la femme chocolat
Est loin de soupirer
Comme Herbert "Pour le plaisir"

Ressentir déplaisir ou plaisir ,
Glace vanille ou chocolat ?
Mais  tu as fini de soupirer !
Annie



 Samedi 18 mars-  Médiathèque de Lessay  - Robert Rapilly


Poèmes hybrides :  Avec 10 mains  à partir d’une peinture ou  d’une photo

Georges, André, Laurence, Céline, Antonio, Laure, Robert, Brigitte, Jacques et Marinette


1)     L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée.
5)     Et l’enfant qui se balance, rit en regardant tantôt vers le haut, tantôt vers le pré en contrebas, mais
4) Je ne saurai dire si la vache l’a rencontré dernièrement.
6) Absorbée qu’elle est par les feuilles tombées au pied du grand chêne.
3) Et sur cet arbre, l’ange songe au- dessus du vide
5 B)………………………….
4 B) Sous l’arbre, dans le pré voisin, les chevaux guettent l’ange.
6 B)……………………………
2)     Des chevaux, sur une lune chatoyante  bougent afin de passer par-dessus la pénombre….



L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
……………………………….
Puis soudain, l’écume se fige sur le corps frêle élancé
où elles se balancent en riant aux éclats
la valse continue sur le roulis vainqueur
Mais bientôt la nuit recouvre la côte
Le temps se fige, le bruissement s’accélère
Des Chevaux sur une lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre


L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Les couleurs se découvrent petit à petit ; le vert de l’herbe, les taches marrons des vaches.
Et soudain, pluies et soleil se mêlent en un arc en ciel
Les feuilles des arbres bruissent et s’affolent avec l’orage
Ramassé sur la plage, le bois flotté se pare de couleurs vives
Mais lorsque la nuit vient les sombres démons reviennent
Les vaches ruminent au pied de l’arc en ciel et
Des chevaux, sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre.

L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Dans l’angle haut, le soleil rougeoit
Lumière qui vient éclairer dans la nuit pour mieux voir.
Trouée bleutée à l’horizon
Ondulation des vagues et de la chevelure sur les embruns profonds
La barque tangue au grès des ondes rondes
Tombé dans la nuit, mais ne pas se faire prendre par l’ennui.
Les lignes devenues portées s’envolent en chantant
Des chevaux, sur la lune chatoyante, bougent afin de passer par-dessus la pénombre.
__________________________________________________________________________________
L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Le steamer hésite : terre ou océan ? Ciel ou abysse ?
Il regarde alors le trou de l’arbre les feuilles bougent
Que diable s’en vont faire des pièces de chêne, du fer et du charbon sur les gouffres amers ?
Le printemps fait renaître les couleurs vives de ce pré au fond du chemin
Chemin si proche, mais chemin sans retour, se désole à peine la barque doucement happée.
Elle ferme les yeux pour savourer ce moment et le souffle du vent
Car   cette barque est douée de regard, les cavaliers de l’océan le savent
Des chevaux, sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
De là, je vois cette miraculeuse femme volante
Sur  feux d’argent qui vogue fière dans son océan
Sirène d’un jour et pour toujours
Steamer abandonné ! le chant des matelots flotte, de ciel ovale en sombre ressac
L’étoile de mer plantée dans le cuisse tel un gouvernail de malice
Sans que cela gêne l’envol de grands et  fiers bestiaux
Des chevaux, sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
______________________________________________________________________________
L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
La mer est basse, la grève est découverte
Les rochers dispersés dépassent de l’eau
Un paquebot tricolore tangue au milieu des planètes
Le ciel es couvert. Un orage à venir ?
Des chevaux, sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
_____________________________________________________________________________________


L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Pour toujours à l’horizon, elle a disparu
Barres d’acier vont-elles l’effilocher ?
Comme ces nuages si menaçants
Passe le temps jusqu’à penser qui appellera ?
La mer, la mer toujours recommencée, ne cesse d’appeler
Un échassier se prépare à fondre sur un banc de harengs
Négligeant l’appel du goémon à la fringance si engageante
Des chevaux, sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
_____________________________________________________________________________
L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Tel un rapace dont
La plume se plante sur le sol
Puis je vois
Sur le lac de montagne le reflet des sapins qui apparaît
Et les cailloux qui se cachent sous ces sapins
Et enfin lorsque le songe arrive
Des chevaux, sur la lune chatoyante qui bougent afin de passer  par-dessus la pénombre




L’ovale du ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Les chevaux escaladent
La montagne enneigée dans le lointain
Le soleil souligne la grâce de leur trot
Comme il est beau l’effort de ces chevaux !
Qui s’envolent vers les nuages
La cime des arbres cache l’horizon
Des chevaux, sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre.


24/03/2017    Bibliothèque Saint Germain/ Ay –  Nadège Moyart


Extraits de citation « texte » - Espèces d’espaces de Georges Perec

Haïku centon


Première ligne 5 syllabes deuxième ligne 7 syllabes, troisième ligne 5 syllabes
Les phrases doivent être piochées dans trois citations différentes.



Peut dormir sans peur
Nécessité absolue
Miroir l’un de l’autre

Seine filtrée et chaude
Avec le lac de Genève,
les toits de Paris

***

Policeman dans
l’excellence des lignes droites
de cette race d’anglais

***


Voir un pont à son…
...mur, que se passe-t-il derrière ?
Tous les siens sont nés.

Delphine


Derrière le mur
Lignes courbes, lignes droites
leurs pattes en l'air

***

Couchés sur le dos
Tirer d'un point à un autre
Sans peur, sans remords

***

Miroir l'un de l'autre
Le sentier abandonné
Que se passe-t-il ?

Brigitte


Ainsi on croit voir
Les façades des maisons
Sur les lignes courbes

***

Faire du bouillon
Disent les planteurs de choux
Contre une paroi

Nadège

Massif vénérable
Géomètre de la morale
Les toits de Paris

Francis


Les toits comme le sucre
Mais plus petits qu’une puce
On croit voir un lac

Dominique


Si l'on ne trouve pas
Le miroir l'un de l'autre
Ainsi on croit voir.

***

Couchés sur le dos
Les éléphants sont gênés
Pour faire du bouillon

***


Quant à voir la ville
Nécessité absolue 
Le lac de Genève 

***


Paris deviendra
La meilleure de toutes les lignes
Un peu de travers.


Sonia    



Morales élémentaires

Extraits de citation « image » - Espèces d’espaces de Georges Perec
   
Morales élémentaires sur images
Forme fixe inventée par Raymond Queneau, la morale élémentaire se compose de trois groupes de quatre couples substantif-adjectif, puis sept vers de une à cinq syllabes, et enfin un groupe de quatre couples substantif-adjectif.

Contrainte : distribution de 2 photos de tableaux célèbres
le nom doit être pioché dans un tableau et l'adjectif dans l'autre.


Saint casqué                           Pensée verticale                      Arcade haute
                                               Ombre illuminée

Vitrail urbain                          Lecture robotisée                   Lumière noire
                                               Ombre carrelée

Travail humanoïde                  Dictature vieille                      Ciel nazi
                                               Ombre vitrée

La douceur du soir
dans un livre,
la musique.
Quand la vie s’arrête…
Bruits de bottes,
robots assassins,
violence

Parole abolie                           Lumière morte                        Ciel noir
                                               Ombre pensive

Delphine


Regards évanescents                          Amours brumeux                   Angles humains
                                                           Transports japonais

Soies germaniques                              Kimonos urbains        Étoffes métropolitaines
                                                           Miroirs cinématographiques
           
Immeubles coulissants                       Smog silencieux         Éclair ouaté
                                                           Fumées orientales

Malgré
les yeux qui fuient
les yeux qui fixent
les yeux vides ou pleins
les villes sont
toujours
de fantôme et d’angles

Parois transparentes                           Parois opaques            Parois pittoresque
                                                           Passion typographique

Francis


Navigation désorientée                      Marche océanique      Rampe annotée
                                                           Escalier venteux

Escale inattendue                               Étendard maladif       Port labyrinthique
                                                           Escalier escarpé

Descente inversée                              Cap impossible           Carte indéchiffrable
                                                           Escalier farceur

Comment arriver
à bon port
sur terre quand on
a le mal de mer
et en mer
quand on a le
mal de terre

Est crépusculaire                    Sud renversé               Ouest matinal
                                               Nord perdu

Nadège          


fenêtre ouverte           fenêtre ciblée                                    escalier abaissé
                                    archiduc fermé

table stoppée              jambe touchée                       voiture dressée
                                   femme pliée

balcon impassible      balcon touché                         soldat bondé
                                    héritier isolé

                                    Chacun croit
                                   faire sa vie
                                   un long chemin
                                   qu'il a choisi
                                   Arrêt sur image
                                   monde englouti
                                   Sortie impossible

  pistolet ascendant    marches funèbres                  archiduchesse droite 
                                   géométrie  assassinée

Brigitte          
Chapeau garé                         roue tendue                            bras moussus
                                               Volant bruyant

Rideau effaré                         archiduc ombragé                  lierre ahuri
                                               Casquette voyageuse

Pistolet aérien                                    siège terrifié                           capote branchue
                                               Duchesse vagabonde

                                               Où vas-tu roulotte ?
                                               A Sarajevo ?
                                               Près de Tombouctou ?
                                               Ou chez l’archiduc ?
                                               Ou chez les Papous ?
                                               Va près des étoiles
                                               Chez le Petit Prince

Route assassinée                    héritier verdoyant                  plume pétaradante
                                               Voyage apocalyptique
Dominique



Ciel étoilé,                              nuage contourné,                   mer bleue,
                                               Ouverture mondiale

Herbe française,                    sable anglais,                                    caillou espagnol,
                                               Ensemble océanique

Chambranle verticale,           poignée horizontale,              frise rectiligne 
                                               Porte quadrillée 

                                               Magritte la victoire              
                                               Sur la carte tracée
                                               Tableau sans touche noire
                                               Ni mer déchaînée
                                               Porte qui dit vient 
                                               là à Saint-Germain
                                               Me voir

Horizon escarpé,                    ligne emmêlée,                      carré hexagonal,
                                               L'évasion navale

Sonia    


Ici et ailleurs sur une proposition de Perec

« … d’une manière plus systématique , s’interroger, en un moment précis de la journée, sur les positions qu’occupent les uns par rapport aux autres et par rapport à vous, quelques uns de vos amis... »
Proposition de Perec
« … d’une manière plus systématique , s’interroger, en un moment précis de la journée, sur les positions qu’occupent les uns par rapport aux autres et par rapport à vous, quelques uns de vos amis... »


Sur le plancher des vaches et des pommiers,
je suis à la recherche des huîtres nacrées.

Ton altitude est-elle ensoleillée ?
Et tes sommets encore enneigés ?

Au milieu de tous ces enfants si peu bruyants,
c’est l’heure des maths, des leçons, des danses et des chants.

L’auras-tu connu, ce slalom géant ?
La ramèneras-tu, ta flèche d’argent ?

Devant les livres de Saint Germain, une table ovale,
Des mots, des vers, des poésies encore hivernales.

Et toi dans un bus à impériale
Tous ces kilomètres qui s’avalent

Samedi, quand la nuit s’est évaporée,
retrouvailles au collège de Lessay

Delphine



On les dit six pieds sous terre
Dessous
Pourtant, mes aïeux dans l’amont des arbres
Au dessus

On les dit dans nos dos
Le passé derrière soi

Britanniques
Alsaciens
Normands

Mes ancêtres en promenade
Sur les cartes géographiques

Francis


Je sirote mon thé au rez-de-jardin
Il boit un café sur un toit terrasse
J’entends les oiseaux chanter
Il est surpris par le bruit d’un train
Je regarde ma montre, il est 8 heures
Il regarde sa montre, il est 9 heures
Je monte quelques marches
Il descend deux escaliers
Je pédale plein ouest
Il roule plein nord
Je monte le pont de Fives qui surplombe les voies ferrées
Il longe l’océan sur la grand route entre Temara et Rabat
Un cri arrête ma route
Une vague arrête son regard

Nadège



Manquant d'inspiration, l'esprit je me torture
Toi, ma fille, courbée au-dessus d'un vieil homme
Moi, devant la fenêtre, et croquant une pomme
Tu vois dans son regard qu'il n'a plus de futur

Je me sens  attirée par tous ces très beaux livres
En redressant ton dos, tu lui offre un sourire
Et les titres aidant, je me mets à écrire
Combien de temps encore lui reste-t-il à vivre ?

Quand se terminera l'atelier d'écriture
Tu rentreras chez toi soigner tes courbatures

Brigitte


Je regarde le chat grimper
Il sort précipitamment du taxi en hurlant
Il a vu un oiseau paresseusement perché
On lui a volé son portefeuille, c’est inouï ! dit-il
De ses griffes acérées il a escaladé le tronc
Il cherche des yeux un policier
Il se tapit sur une grosse branche et guette sa proie
Ah ! En voilà un, il se précipite vers lui en éructant
L’oiseau tout à son attention n’a rien vu du danger
Il commence à raconter des terribles déboires
Il ne se doute pas que sa vie peut s’achever
Il se sent soulagé qu’on lui prête attention
Mais d’un coup d’aile rapide il s’envole vers un autre arbre
Il hèle à nouveau un taxi et disparaît dans la ville.

Dominique

Pirouésie, je suis à ta table
Et toi mon cœur, où es-tu ?
J'écris ces lignes, coudes affable
Et toi mon cœur, quelle est ta tenue ?
Devant moi de l'eau, que je suppose potable
Et toi mon cœur, ton thé as-tu bu ?
Autour de moi, des gens surement formidables
Et toi mon cœur, avec qui es-tu ?
Je finis ainsi, ce poème plutôt minable
Une question mon cœur, m'aimes tu ?


Sonia    


08/04/2017    Plage de Bretteville / Ay –  Benoît Richter


Un extra-terrestre découvre la plage de Bretteville et ses chars à voile. Il ne connait pas les mots plage, sable, mer, vent ...
Décrire ce que l'on a vécu comme si on était un extraterrestre : le lieu puis les personnages, les actions et le sémotions . Y inclure un .......... (3 vers de 7 / 1/ 9 syllabes).


Mesdames, Messieurs éminentissimes Membres de l’Académie Proxima,
Chères et chers Collègues de la section Recherche de Vie intergalactique,

Je vous remercie humblement de l’honneur qui m’est fait aujourd’hui, privilège rare que vous prêtiez votre précieuse attention au voyage que je viens de boucler, en quête de nouvelles formes de vie par-delà notre galaxie. Dans le silence spatial, l’équipe que je dirige tuait le temps en faisant des paris : par exemple que nous rentrerions bredouilles de la prochaine exploration de routine, quelque part autour d’une banale étoile de taille moyenne – celle baptisée Leilso dans l’index topographique de l’Académie. Notre objectif était son satellite Reter, singulière planète accompagnée de la blanche Nelu.

Nous choisîmes de nous poser à la limite de deux zones, vues du ciel l’une bleue et l’autre beige. Baptisons cette région Mornandie, du nom de la vénérée Présidente de notre Fédération Proxima. La première zone, bleue, est très fluide ; la seconde, jaune et granuleuse, s’imbibe au contact de sa voisine. Environnement stérile, craignions-nous à son approche… Eh bien non ! divine fut notre surprise de découvrir des êtres animés, oui, des êtres vivants en ce lieu désormais béni : autonomes et conscients autant que l’on pût en juger.

Ce dont nous fûmes témoins nous laissa plus qu’admiratifs, pantois. Car les maîtres de cette planète soumettent à leur profit les éléments et les espèces subalternes. Leur stature est imposante, comparable à la nôtre – sauf l’harmonie des sept tentacules et ventouses qui ornent notre crâne –, leur beauté simple et dépouillée. Décrivons l’un d’eux en détail ; par commodité nous l’appellerons Éolo.

Éolo est long, Éolo est haut, le corps d’Éolo est horizontal et profilé, surmonté d’une crête orange. Lui et ses camarades courent en émettant un souffle continu ; on dirait, comparé aux merveilles sonores de notre planète, le lancinant chant sacré des moines du Proxima Turlututu Templum. Ils courent donc de long en large. Courent-ils seuls, sans aide ? Que nenni ! des petits animaux subalternes, bipèdes dociles et besogneux servent de pitance aux nobles créatures. Éolo et ses potes avalent tout ronds puis recrachent, à intervalles réguliers, les petites bêtes qui les alimentent en énergie requise à ces exercices.

S’agit-il de simple gymnastique ou d’un rituel destiné à invoquer les esprits de la nature locale ? Cela, nous l’ignorons encore. Un indice pour conclusion, Mesdames, Messieurs éminentissimes Membres de l’Académie Proxima, chères et chers Collègues de la section Recherche de Vie intergalactique : je livre à votre sagacité le texte codé qui apparut sur les écrans de notre vaisseau alors que nous nous éloignions dans l’espace, nos trois yeux encore ravis d’avoir goûté tant de merveilles. Énigme que je soumets à votre érudition, car s’y trouvent à traduire quelques mots absents du lexique de Proxima : Vent ? Printemps ? Ouah ? Bretteville ?


Vive le vent de printemps
Ouah !
Vive le bon vent à Bretteville



Professor Bebertum_

*************

PROXIMA

Je suis allée ce jour dans un lieu étrange.
C'est jaune et c'est vaste, c'est bleu, ça coule, ça brille…
Je sens sur moi un souffle continu très doux. Du chaud aussi. Dans ce pays, une lumière aveuglante brûle la peau.
Des bipèdes couverts de tissus, et avec de drôles de couvercles sur la tête, se déplacent lentement en émettant des bruits saccadés.
Dans le bleu là-haut, des monstres immenses à plusieurs pattes volent, l'un noir et menaçant, l'autre coloré, plus amical.
Des véhicules étranges roulent en silence, mus par des sortes de triangles oranges et par des bipèdes habiles. Un être en noir fait des bruits très vite avec sa bouche en montrant les cordes de ces engins. Certains bipèdes audacieux se lancent sur ces choses.

                        Douceur de ce souffle, crainte et plaisir
                                               Lentement
                        Irrésistiblement ce pays me prend le corps, le coeur

Christiane

*************


Nous venons de nous poser sur un sol étrange. Bien que ferme et dense, il est composé de poussières ou de cristaux de couleur jaune qui s’agglomère en une sorte de pâte en raison d’un phénomène que j’ignore. Bizarrement, plus  loin il se transforme en rochers noirs, juste avant une plaque réfléchissante légèrement rayée par des ondes allant toutes dans le même sens. Elle prend  par endroit  la couleur bleue du ciel. De l’autre côté on aperçoit  une légère dénivellation où ont été plantés de drôles de tubes verts flexibles et qui tournés vers nous apportent  des vibrations étranges qui semblent souffler les cristaux les moins empâtés.
Sur cet espace se déplacent des formes de vie qu’aucun de nos manuels n’a imaginées. De la rondeur, de la longueur, avec une tendance à tenir au sol sur deux cylindres articulés et enveloppés d’un enrobage assez lâche. Au dessus de ces deux cylindres, un autre  plus ovale et  plus imposant accompagné de deux autres  à leur plus grande hauteur et qi semblent avoir la même possibilité de mouvement que ceux posés sur le sol. Enfin cet ensemble est couronné par une boule  tournent  presqu’entièrement sur elle-même et munie de 7 orifices de taille diverses. Il semblerait que  certains ont une culture assez  imposante de notre  incontournable sajo, plat éminemment préféré sur notre planète Proxima Elle pousse essentiellement sur  le haut de la boule mais parfois également  en moins grande quantité sur  la courbe inférieure de celle-ci.
Suis-je en face de ce qu’on appelle les terriens  sur notre planète ? Ils  nous regardent à peine tout occupés qu’ils sont à dresser des antennes sur de drôles d’engins. Ils sont apparemment  pacifiques, bien que manquant  à mon avis de curiosité, ce qui semble montrer  une certaine indifférence à tout ce qui est  nouveau.
Je reviens  à ces drôles d’engins qui accaparent leur attention. Un habitacle des plus ouverts dans lequel ils se tiennent pratiquement allongés. Contrairement à nos taxis spatiaux, ils  sont posés sur le sol sur des cercles tournants sur eux-mêmes. Sur l’antenne assez haute, ils ont enfilé un triangle de matière  flexible un peu identique  à ce qui les revêt. Tournée d’une manière telle à se placer comme pour fuir les vibrations émises par les petits tubes dont  j’ai parlé plus haut, celle-ci se tend et semble faire avancer l’engin.
Je ne sais comment cette énergie se développe ni de quels atomes elle se compose. Il faut que j’en parle au Maitre du vaisseau qui nous a amené car cette découverte peut être des plus intéressantes  pour l’avenir de Proxyma.
Cette énergie semble apporter cette sensation disparue que nos anciens avaient appelé fraicheur. Par ailleurs mes capteurs  détectent   une forte  activité dont le flux se dirige vers l’étrange  miroir réfléchissant  à l’opposé du cordon de cristaux. Je remarque  par ailleurs  que la nappe réfléchissante semble prendre de l’ampleur et engloutir  la barrière rocheuse située entre elle et nous. Est-ce sous l’action de cette énergie ? S’agit-il là  d’un phénomène inquiétant ? Cela ne semble pourtant  pas  émouvoir  ce que  je suppose  être les indigènes de ce lieu.
Donc, cette énergie  a une double capacité. Elle est  motrice  mais elle peut également  faire disparaître la matière et n’en laisser que du vide.
Il va  nous falloir examiner  ces fameux tubes flexibles, étudier  la composition de ces ondes qu’ils émettent. Ah le bonheur de la recherche, du savoir,  j’imagine à l’avance cette énergie nouvelle remplacer celle produite dans nos vieilles centrales atomiques de plus en plus décriées sur Proxyma.
Ah ! Quand reverrais-je mon petit proxy…
Et un poème me vient comme une brutale bousculade de mots.
« Srehcor srion rus al rem riorim tnassituolgne
Eiglatson
D’nu ednom elbsiap lues étiga rap el tnev »
Oui comme j’aimerai la paix chez nous comme ici. Et je vais essayer de traduire ces quelques mos.
Rochers  noirs sur la mer, miroir engloutissant
Nostalgie
D’un monde paisible seul agité par  le vent

Philippe

*****************

L'endroit est dans sa majeure partie plat : une immense étendue en deux tons, beige et bleu; Les nuances du beige, tout comme pour le bleu, foncent plus on regarde vers l'infini.
le beige est né d'une surpression, poilue de vert à son sommet au-dessus de laquelle des êtres tentaculés et colorés semblent inviter un petit peuple évoluant sur deux pattes à emprunter un parapet pentu, dur et repoussant, et à descendre s'amenuiser sur la masse molle ponctuée de filaments sombres, secs et cassants. A ma grande surprise, ils ne portent aucun intérêt à ces tortillons bruns qui ne doivent donc pas constituer une partie de leur nourriture. D'autres êtres plats tentaculés noirs, avec de gros yeux sous leur ventre surveillent les allées et venues de la grouillante colonie. 
On peut classer les bipèdes en trois catégories:
Il y a des courts sur pattes, très agiles, rapides, zigzagant de droite à gauche, du beige clair au bleu scintillant, sans toutefois trop s'en approcher.
On distingue aussi beaucoup de filigranes, relativement gracieux dans leur démarche, dont une majeure partie s'active dans des engins roulants, jaunes, bleus, ou blancs, surmontés d'un demi-mouchoir géant, très souvent orange pétant. Il semble, que devant faire des économies, les espèces touchant le sol ont tout coupé en deux, initiant ainsi une société de partage. Seuls deux quadrupèdes blancs ont échappé à la procédure, les maîtres des lieux sans aucun doute. 
 Les membres de la troisième catégorie ressemblent à des ballons mal gonflés, difformes, avançant péniblement sur leurs deux appendices. Ceux-ci restent de préférence près des gros blocs de pierres posés sur la partie poudreuse et s'aventurent peu sur la surface pâteuse sur laquelle ils laisseraient des empreintes. 
Le plus intéressant ici est justement cette zone souple, légèrement imbibée, quelque peu absorbante, contenue entre la ligne méandreuse de l'accumulation des filaments bruns jusqu'au fin ruban de dentelle mouvante qui ourle le scintillant tapis bleu. Tout est mouvant sur cette zone. Le sol se dérobe sous la pression de l'immobilité. Un liquide venu d'on ne sait où emplit les cavités  avant de disparaître. Une lumière aveuglante est subitement occultée par de grosses formations grises dont l'ombre géante enveloppe tout sur son passage, bientôt poussée par un courant chaud annonçant le retour de la clarté. Certains bipèdes ne semblent pas être habitués à ces changements subits de température : ils s'épluchent puis s'enveloppent à plusieurs reprises. L'atmosphère est presque toujours parcourue d'un souffle dont l'intensité et la direction varient d'un instant à l'autre. 

Tout est remis en question
Ivresse
Tout est possible, tout est permis.

Ivresse de vitesse dans ces engins roulants. Plus leur empan est grand, plus leur chanson envoûte. On écoute dans ses mains quand le tissu se tend. On aspire l'énergie au dos d'une dépression. On file sans laisser de trace, on se laisse aspirer. On s'emplit les poumos d'une saveur intense. On se lave le cerveau et se fond tout entier.
Mais il faut bien tourner : tire et relâche au royaume des méandres ; une dernière fois le plein de sensations. 

Brigitte









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire